Urgences hospitalières: pourquoi elles sont asphyxiées

Afin de faire en sorte que les urgences hospitalières soient mieux gérées, un rapport a été remis à Marisol Touraine, la ministre de la Santé, lundi 30 septembre. Ce rapport a été transmis par le professeur Pierre Carli, président du Conseil national de l’urgence hospitalière.
Dans ce rapport, le Pr Carli constate un engorgement des urgences. Un «encombrement» qui est devenu si problématique qu’il est «devenu une préoccupation nationale relayée par les médias». Ainsi, il y auraient une asphyxie des services d’urgence, des problèmes pour trouver un lit aux patients sortis des urgences… Cela obligerait en outre les médecins à passer le plus clair de leur temps au téléphone pour trouver des lits libres pour leurs patients.
Les rapporteurs observent une corrélation entre surcharge des urgences et saturation des lits d’aval. Un phénomène aux «causes multiples». Selon un reportage de France 2 à Lyon, ceci serait la cause d’une gestion comptable des lits d’hôpitaux. En effet, au-delà du délai prévu par la Sécurité sociale, les coûts associés au patient hospitalisé doivent être pris en charge par l’institution. Afin d’éviter cela, les établissements préféreraient laisser les patients alités aux urgences.
Afin de remédier à ces maux, le rapport remis par le président de l’institution préconise la création d’une unité modulable à l’activité saisonnière, la mise en place de lits polyvalents ou l’organisation de consultations à l’hôpital pour les patients directement envoyés par leur médecin traitant afin de ne pas passer par les urgences.