Le taux de réussite des Universités avec un bel effet yo-yo

Pour la deuxième année consécutive, le secrétariat d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la recherche publie les taux de réussite par établissement. Son objectif : maintenir la pression sur les universités pour que celles-ci offrent un meilleur accompagnement à leurs étudiants.

Des mauvais résultats dans l’ensemble

Dans l’ensemble, les résultats ne sont pas aussi bons. Le taux de redoublement est de 25 %. Malgré le changement de cursus, seulement 40 % des étudiants entrent directement en deuxième année. 30 % abandonnent leurs études à cause de l’échec. En trois ans, seulement 27 % décrochent leur licence, contre 40% en quatre ans. Le taux de réussite en trois ans dépend essentiellement de la série du baccalauréat de chaque élève : soit de 3% pour le bac professionnel, 9% pour un bac technologique, 30,3% pour un bac littéraire et 35% pour un bac économique ou scientifique. Le retard scolaire est une autre variable qui impacte de manière significative sur cette réussite. 36% de ceux qui ont obtenu leur baccalauréat en avance ou à l’heure obtiennent leur licence en trois ans, contre 9% pour qui l’ont décroché un an plus tard. Quant aux non-bacheliers, qui représentant 5,5% d’une promotion, 21 % se démènent pour l’obtenir en trois ans, contre 29,5 % en quatre ans (source sur ce site).

Des chances de réussite différentes pour chaque université

Le ministère s’engage à pendre en considération les étudiants que ces universités accueillent et à corriger leurs taux bruts selon divers critères : l’âge d’obtention du baccalauréat, les séries du baccalauréat, le sexe (considérant que les filles sont prédisposées à mieux réussir que les garçons), le milieu socioprofessionnel, entre autre chose. L’écart entre le « taux brut » et le « taux corrigé » permet de valoriser l’établissement en évaluant ses efforts pédagogiques.

Le taux de passage de 1ere en 2e année de licence de la promotion inscrite en 2012-2013 a été choisie parmi les nombreux indicateurs qui ont fait l’objet d’une publication pour 2014. Malgré le fait que le ministère ait encouragé un mouvement de regroupement et de fusion, de petits établissements occupent les trois marches du podium. Le centre Champollion d’Albin, a raflé la première place, alors qu’elle était 4e en 2011. Il est suivi de l’université d’économie-gestion de Clermont-Ferrand, qui a reculé d’un rang. L’université d’Angers complète le trio de tête. Viennent ensuite de grands établissements comme l’université de droit Lyon 2 qui remonte à la 4e place après avoir été à la 8e, puis l’université Pierre et Marie Curie Paris 6 qui saute de la 51e place à la 5e place. Des universités de taille moyenne comme Dunkerque (7e), Corse (8e), Amiens (9e), La Rochelle (10e) et Poitiers (11e) prennent le relais. En résumé, six grandes structures contre quatorze petits établissements ont figuré dans le top 20.

Les universités des Antilles et de la Guyane (67e), de Rennes (73e), de Lille 3 (75e), de La Réunion (75e), de Bordeaux 1 (76e) et de la Nouvelle-Calédonie (77e) terminent le tableau. L’on pourrait faire la remarque que les universités qui accueillent une faculté de médecine telles que Montpellier 2, Rennes 1, et Bordeaux 1 sont très lésées puisqu’il est assez courant que pour les études de santé, la sélection en première année est très sévère. Environ 85 % des étudiants essuient un échec, contre 15 % qui passent leurs examens avec succès.

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